Pacific

J'écris ces lignes depuis le boulot, l'oeil vitreux et la nuque raide. Je crois que j'ai de la fièvre. Sur ma session Internet, trois onglets sont ouverts. Ma messagerie perso. La page d'un site de voyages. Et l'interface Canalblog qui me permet de vous dire adieu, de rédiger ce dernier post.
Je suis en effet à deux doigts de pianoter mon numéro de carte de crédit pour banquer un aller simple en solitaire vers une île noyée par le soleil. OK, ça la fout mal pile après un an de blog, mais c'est moi le boss ou bien ?
Je suis un gros lâche. Je vais me barrer. Je ne préviens que mes lecteurs. C'est inutile de dire à Ma Douce : "Je suis tellement crevé, je me casse et je reviens quand je serai en forme". Car elle me rétorquerai à juste titre qu'elle est aussi délabrée que moi. Elle découvrira mes intentions en lisant mon blog. Tant pis.
Ma Fille a beau avoir été gâtée à Noël, elle s'est lancée dans une collection un peu spéciale. Comme si elle n'en avait pas assez pour s'amuser. En l'occurrence, elle collectionne toutes les maladies qui passent depuis bientôt un mois. Depuis, forcément, elle est interdite de crèche. On a fait venir ma mère. On a grillé des jours sur nos congés. On est tombés malades à notre tour. On a fait venir ma belle-mère. Je crois que je retombe malade. Bref, j'appuie sur pause.
Bon, merde, l'horloge tourne, mon taxi va arriver en bas. Allez hop, je clique sur Nassau, Bahamas, je vais me taper des meufs, dormir quand je veux, tremper des langoustes dans mon café au lait et je reviens dans trois semaines. Ou pas (auquel cas, si y'a une connexion là-bas, je vous donnerai des news, si j'ai envie).